Sophrologie et cancer

Cancer et sophrologie

Le dernier Plan Cancer mis en place par le gouvernement en 2014 révélait que cette maladie restait la première cause de mortalité en France avec pas moins de 150 000 décès chaque année. Les chiffres révèlent que les hommes sont davantage touchés par le cancer du poumon, alors que chez les femmes, le cancer le plus meurtrier reste celui du sein avec plus de 50 000 décès par an. Plus impressionnant encore : cette année, 350 000 nouvelles personnes, soit l’équivalent de la population de la ville de Nice, auront été diagnostiquées cancéreuses.

Face à constat alarmant et des chiffres en constante augmentation, une nouvelle dynamique s’est créée en France depuis le début des années 2000 pour permettre à chacun d’avoir les mêmes chances de lutter contre ces maladies. Les parcours de santé sont en effetdavantage personnalisés et les soins oncologiques de support, complément proposé aux malades en parallèle de leur traitement conventionnel, sont d’année en année de plus en plus accessibles.

La sophrologie est reconnue comme soin oncologique de support, mais en quoi peut-elle être bénéfique pour un malade pendant sa phase de traitement ?

Les témoignages des personnes qui suivent une chimio ou une radiothérapie font souvent état d’effets secondaires désagréables pouvant devenirparfois un freinà la poursuite d’un traitement. Baisse de moral, grande fatigue, dérèglements digestifs, perte de cheveux… la liste pourrait être longue et variable selon les malades.

Loin de guérir, la sophrologie permet néanmoins d’inscrire ces malades dans une nouvelle approche face à leur maladie. Connue et reconnue pour apporter de la détente, ce qui est en soi est déjà bénéfique pour un malade, la sophrologie va bien au-delà puisqu’elle permet de retrouver de la vitalité pour lutter contre la fatigue, de stimuler son potentiel physique pour mieux armer à la fois son corps et son mentalpouraccepter et renforcer l’efficacité du traitement.

Les malades sont ainsi mis dans une dynamique plus positive et combative. Si certains se concentrent sur leur respiration, contractent et décontractent leurs corps pendant une séance de chimiothérapie, d’autres préféreront écouter à nouveau l’enregistrement d’une visualisation faite par leur sophrologue lors d’une précédente séance qui leur fera visualiser, par exemple, leur champ cellulaire reboosté par les injections prêt à mieux s’armer et se défendre contre les métastases.

De plus en plus de centres d’accueils pour les malades proposent maintenant l’accès en individuel ou séance de groupes à des séances de sophrologie. Pour une prise en charge personnalisée, en général,8 à 12 séances peuvent être envisagées chez un sophrologue certifié et spécialisé en soins oncologiques de support.

TC

 

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